Quelques vers à songe ou l'heure equilibre

Le chemin des lunes bleues

Quand la vie vire soudain, il faut oser tourner les pages des livres d'antan.

Aimer

le 15/01/2007 à 14h19





Aimer

 

Aimer est chose bien étrange!

Aimer est chose qui dérange

Nos habitudes, nos conforts

Nous abats ou nous rend forts.


Aimer est chose bien douloureuse

Pourtant elle rend la vie heureuse.

Aimer, est un terrible mystère

Qui arpente de sombres terres.


Mais aimer est aussi mal nécessaire

Avant que nous ne devenions poussière.

Les chaises sont là face à l'infini,

Attendant nos âmes ou l'oubli.


Viendras-tu un soir t'y asseoir

Ou mon coeur deviendra-t-il mouroir?

Aimer est chose bien étrange!

Aimer est chose qui dérange....

 

 

Arwen Gernak

15/01/07

Anciens parfums, subtils embruns

le 18/12/2006 à 17h25




Anciens parfums, subtils embruns



Du fond de tes marines
S’évanouissent les vieux parfums.
Restent de subtils embruns
Ou des brumes trop fines.
Parfois, il arrive que je devine
Un souvenir, un presque rien
Tellement puissant, tellement divin
Que la toile à nouveau s’illumine.

 

Caressant d’une main malhabile
La trame du temps qui était nôtre
Avec les héliotropes et puis l’épeautre
Voilà le bonheur à nouveau qui défile.
Sur les contours escarpés de cette île
Où l’on n’a jamais vu de bons apôtres
Ni récité ni même entendu de patenôtre
Je viens en rôdeur, élire domicile.

 

Ne m’en veux point de m’incruster
Mais j’aime les vieux tableaux
Ils sont comme des milliers d’hublots
Qui m’encouragent à accoster.
J’y dresserai un peu mes quartiers ;
Je m’habillerai en matelot
Pour voir le rhum couler à flot
Puis, en silence, je m’en repartirai.

 

Du fond de tes marines
S’évaporent d’anciens parfums.
Restent de subtils embruns
Qui envahissent ma poitrine.
Malgré les brumes, je devine
Des pays, des rivages divins,
Des je ne sais quoi, des presque rien ;
Je redécouvre des aigues-marines.

 

Arwen Gernak
Le chemin des lunes bleues
18-12-06

Ce sera bientôt l'heure

le 14/12/2006 à 23h38





Ce sera bientôt l’heure

Des âmes errantes

Ces heures angoissantes

Où même les chats se terrent

Pour ne pas sursauter de peur

En croisant un passant de misère.

 

Ce sera bientôt l’heure

De ceux-là qui n’ont plus

Ni terre ni mer ni ciel

Et qui marchent fourbus

En quête d’une ultime demeure

Où attendraient leurs ailes.

 

Ce sera bientôt l’heure

Où les honnêtes gens

S’enfouissent sous leurs draps

Y cachant de leur vie la froideur.

Doucement les aiguilles au cadran

Approchent l’heure qu’ils n’entendront pas.

 

Ce sera bientôt l’heure

Celle que j’attends et que j’aime

Où les ombres fuient la lumière.

Cette heure qui rend les chairs blêmes

Et les âmes glacées de terreur.

Voici l’heure des grands mystères.


 

Arwen Gernak
Le chemin des lunes bleues
13*12*06

Rature

le 24/11/2006 à 17h21


Rature

 

Sur les ailes des oiseaux,

J’avais posé mes rêves.

Qu’ils se fondent en eau

Quand le matin se lève!

 

La lune s’émerveille

Des nuits que je rallonge.

Sur un rayon de soleil

J’ai embrasé mes songes.

Arwen Gernak
Le chemin des lunes bleues
24*11*06

N'entends-tu pas?

le 24/11/2006 à 01h09

N’entends-tu pas comme il pleure à ta porte ?

Ton cœur est-il à ce point insensible

Faut-il donc que bien peu il t’importe

Pour rester fier et inaccessible ?

N’entends-tu pas comme il cogne à ta porte

Ce cœur qui t’aime mais qui le tait ?

Faut-il donc que le monde te colporte

Ce que mes lèvres ne diront plus jamais ?

N’entends-tu pas comme il vente à ta porte

Ce soupir qui n’en peut plus de mourir ?

Faut-il que ce soit moi qui exhorte

Ton battant à lentement m’ouvrir ?

N’entends-tu pas comme il pleure à ta porte

Ne vois-tu pas là mon âme morte ?

Faut-il que tu sois dur comme la pierre

Pour refuser d’offrir du feu et la lumière ?


 

24-11-06
Le chemin des lunes bleues

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