Quand ta bouche à mes lèvres désaltérée
Se retire comme le font les marées ;
Quand ton mât à l’horizon de mes rives
S’avance droit pour arrêter ses dérives,
Déjà je t’appartiens
Quand tes mains baroudeuses se figent
Gonflant le cœur des fleurs en bouton qui s’érige;
Quand ton souffle brûlant sur elles se suspend
Pour enflammer ces corolles d’un feu ardent,
Déjà je t’appartiens
Quand ta peau à la mienne vient s'enlacer
Et que mon corps perdu, au tien va se mêler;
Quand tes mots sont murmures, quand ta voix inaudible
Parvient pourtant encore à hurler l’indicible,
Déjà je t’appartiens
Quand mon âme consent à livrer ses secrets
Et délie tous les nœuds qui les retenaient;
Quand mon cœur fou d’amour envoûte le tien,
Quand le corps se donne pour ne plus former qu’un ;
Toi aussi, tu m’appartiens.
Arwen
Le vert écrin des songes
Juin deux mille sept

Commentaires
Par emmy34 le 05/01/2008 à 13h16
Magnifique !
Plaisir des yeux
Plaisir du coeur
Tout en ton poème émeut
y compris l'illustration
Merci Arwen
Par lisanvean le 23/09/2007 à 20h03
sentiers d'une recherche images...
mot clé "silhouettes"...
cette photo...
et puis "quand"...
c'est beau, Arwen !
(lisanvean, 54 années d'amour des mots et des images, des sens, des ressentis, de l'imaginaire, et de tant d'autres choses...de la Vie)
Par mayasuperstar le 20/06/2007 à 16h25
Les mots deviennent consacrés quand tu les entrelacent...bel exploit.
zzzzz
des étoiles dans les y...
Par angefee666 le 20/06/2007 à 05h15
douce amie...ton retour menchante...tes mots me séduisent....texte sublime...émotion si sincère que je l'ai ressenti moi meme....
que les étoiles veillent sur toi belle arwen...que j'aime t'appeler ainsi...
gros bisous
Ajouter un commentaire