Quelques vers à songe ou l'heure equilibre

Au jardin d'hiver

le 05/03/2008 à 10h15
 

Au  jardin d’hiver

 

 

Ici, de givre sont les jaunes et bleus crocus,

De neige blanche sont parées les allées

Qui geignent sous des pas esseulés.

Au jardin d'hiver muse une poupée russe.

 

Elle traîne ses chagrins au long du jour,

Le cœur désabusé, les yeux insondables.

Chaque heure nouvelle et interminable,

Affaisse un peu plus son être déjà si lourd.

 

Nul ne sait pourquoi une poupée charmante

Se morfond dans un monde d’affres et d’ombre

Où la tristesse plus que la joie ne se dénombre.

Serait-elle confinée dans l’enfance indolente ?

 

Lentement le givre abandonne les crocus.

Si le jour blesse les anciennes braises de ses yeux

Est-ce de ne plus savoir boire le ciel bleu ?

Au jardin d’hiver pleure une poupée russe.

petit coup de pub pour une plume

le 27/09/2007 à 20h28



Cliquez ICI


Terence Lacroix écrit. Il dit ne pas être celui qui écrit. Le résultat est ce qui jaillit du plus profond de lui-même (dixit Terenzio).


Moi j'aime bien...donc si le coeur vous en dit, lisez-le un peu. De plus si vous arrivez à le convaincre d'une manière ou d'une autre à verser son encre sur un autre genre de site que meetYourmessenger(MyM), ce serait sympathique.


Une promesse est une promesse cher Terence. Je l'ai tenue.


Merci à tous



Arwen Gernak

Matins oniriques

le 19/08/2007 à 15h22





Que nos paupières se closent,

Sans crainte ni remords,

Sur des présents à venir

Soigneusement enveloppés

De jolis papiers de rêves.

Pour protéger ces précieux mystères :

Quelques rubans d’or,

Empruntés à des chevelures féeriques.

Qu’ils s’ouvrent, à l’heure encore frileuse,

Sur des jours nouveaux,

Comme tant et tant

D’étrennes merveilleuses

En apparats assortis

A nos plus chers espoirs !



Arwen Gernak
© Le vert écrin des songes ©
19 août 2007

22OO P.C.N

le 20/06/2007 à 09h24
 

 

Le ciel n’a plus de larmes, la terre se dessèche.

Les hommes partent, les enfants meurent,

Les femmes boivent leurs sanglots.

L’or cuisant nourri par nos folies

Ronge le blé des champs.

L’aride craquellement avale

L’humus riche pour les épis de blé.

Et vous que nos semences ont engendrés

Vous ressemblez aux grands caravaniers.

Vous marchez pour de l’eau

Qui ne jaillit plus nulle part.

Nul ne se souvient

Qu’il y eut des monts au chef blanc,

Les pieds engloutis dans un miroir bleu.

Nul ne voit plus la fleur du lilas

Parfumer ce que nous appelions le printemps.

Et la rose de mai, délicate et odorante,

est sauvage églantine.

Plus que chardons et sur vos têtes des épines.

Le ciel sec plombe un nouveau désert.

 

Arwen Gernak

Le vert écrin des songes

20 juin 2007

Quand

le 18/06/2007 à 22h11





Quand ta bouche à mes lèvres désaltérée
Se retire comme le font les marées ;
Quand ton mât à l’horizon de mes rives
S’avance droit pour arrêter ses dérives,



Déjà je t’appartiens



Quand tes mains baroudeuses se figent 
Gonflant le cœur des fleurs en bouton qui s’érige;
Quand ton souffle brûlant sur elles se suspend 
Pour enflammer ces corolles d’un feu ardent, 


Déjà je t’appartiens



Quand ta peau à la mienne vient s'enlacer
Et que mon corps  perdu, au tien va se mêler;
Quand tes mots sont murmures, quand ta voix inaudible
Parvient pourtant encore à hurler l’indicible,



Déjà je t’appartiens



Quand mon âme consent à livrer ses secrets
Et délie tous les nœuds qui les retenaient;

Quand mon cœur fou d’amour envoûte le tien, 
Quand le corps se donne pour ne plus former qu’un ;



Toi aussi, tu m’appartiens.







Arwen
Le vert écrin des songes
Juin deux mille sept

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